La santé étatisée : triomphe ou échec ?
Auteur(s) : Jean-Marie Clément
Présentation :
Représentant près de 12 % du PIB, les dépenses de santé sont devenues très marchandes, exigeant dès lors une régulation efficace. Est-ce le cas en France ? L’autorité de régulation c’est l’État ; mais en France, l’État ne se contente pas de fixer la règle et de sanctionner, il gère par l’intermédiaire d’une kyrielle d’agences dont en région les ARS, créées par la loi HPST du 21 juillet 2009.
Cette étatisation quasi-totale de la gestion des offreurs de soins, alors que pour moitié des dépenses lesdits offreurs relèvent d’une pratique libérale voire commerciale, est-elle pertinente ? Est-ce le triomphe de la santé étatisée ou n’est-ce pas les prémices d’un échec annoncé ? La santé étatisée n’offre pas la souplesse nécessaire aux offreurs et aux demandeurs de soins pour s’en contenter. Les limites de la santé étatisée nous font réfléchir à la justification d’un nouveau périmètre d’intervention de l’État et des collectivités publiques.
Sommaire :
Liste des sigles utilisés
INTRODUCTION - LA SANTÉ ET L’ÉTAT
I. — L’élargissement du champ de la santé publique
1. — La notion ambiguë de santé publique
2. — La santé publique gagne la protection sociale
II. — La naissance d’un système de santé (demandeurs et offreurs de soins)
1. — L’essence étatique de la protection sociale
2. — L’excroissance du droit de la santé
PREMIÈRE PARTIE - LES OBJECTIFS SANITAIRES DE L’ÉTAT
I. — L’État définit la politique de santé
1. — Les principes de la politique de santé publique
2. — Les objectifs de la politique de santé publique
3. — L’évaluation de la politique de santé publique
II. — L’État organise l’offre de soins
1. — Les autorisations d’activités
2. — L’encadrement des activités de soins
3. — La réglementation des professions sanitaires
4. — La garantie de la sécurité sanitaire
III. — L’État pilote les dépenses de santé
1. — La fixation annuelle de l’ONDAM
2. — La fixation des tarifs de groupes homogènes de séjour
3. — La fixation des MIGAC et des MERRI
4. — La fixation des lettres-clés des actes médicaux et
du prix des médicaments
Conclusion
DEUXIÈME PARTIE - LES MOYENS DE L’INTERVENTION DE L’ÉTAT DANS LE CHAMP SANITAIRE
I. — Les moyens directs
1. — L’échelon central.
2. — Les moyens de l’intervention à l’échelon local
II. — Les moyens indirects
1. — Le pilotage des établissements publics de santé
2. — Le contrôle des établissements de santé privés
3. — L’émergence d’un contre-pouvoir : les usagers
III. — Les instruments du contrôle étatique
1. — Les inspections
2. — Les comptables publics
3. — Les juridictions financières
CONCLUSION - LES LIMITES DE LA SANTÉ ÉTATISÉE
I. — Les limites économiques
1. — L’offre de soins est bridée, mais pas maîtrisée
2. — Les coûts trop globaux ne reflètent pas la réalité
très diversifiée
II. — Les limites politiques
1. — La politisation du bien commun
2. — La politisation de l’économie sanitaire
III. — Les limites philosophiques.
1. — Dans la santé étatisée, la morale dépend des besoins
2. — L’éthique est un instrument de la politique
Conclusion
Index alphabétique

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