| FICHE TECHNIQUE | |
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| Parution | 22/04/2026 |
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| Collection | Collection Thèses |
| ISBN | 978-2-38612-152-4 |
| Format | 150x210 mm |
| Nbre de page | 352 pages |
Du desport au sport, de la distraction au culte volontaire, habituel et risqué de l’exercice physique, de l’amusement à la compétition, de la pratique isolée au sport de masse, du dilettantisme au professionnalisme, l’activité sportive a subi de profonds bouleversements. Pareillement, la relation de soins et la notion d’acte médical se sont métamorphosées. Mécanisme d’encadrement du fait social, le Droit ne peut rester indifférent à ces évolutions et, progressivement, vont émerger des disciplines juridiques nouvelles. Répondant à des enjeux et des logiques propres, droit du sport et droit de la santé oscillent entre le respect du droit commun et tentation de l’émancipation. Si le sport spectacle de masse n’est pas né tel un Deus ex machina, ce mouvement s’est considérablement intensifié et mondialisé, mobilisant des intérêts économiques colossaux. Le corps et la santé des sportifs deviennent alors le centre de toutes les préoccupations. Conséquemment, la présence médicale auprès des athlètes s’est amplement renforcée jusqu’à devenir omniprésente. À la confluence des activités sportives et médicales, des injonctions paradoxales se font jour. Le praticien doit en effet veiller à la préservation de la santé de l’athlète, tout en cherchant à l’accompagner dans la performance. Cette ambivalence manifeste des objectifs conduit à identifier une singularité de la relation de soins médico-sportives influe sur la nature des actes accomplis. Cette confrontation implique la recherche d’un juste équilibre entre les impératifs du droit du sport et ceux du droit de la santé et, en ce sens, la mobilisation de la notion de « spécificité sportive » dans l’optique de faire émerger un cadre juridique adapté.