Droit tradimédical

Droit tradimédical

Sous la direction de : Antoine Leca

Parution : octobre 2015

Prix : 45  (format papier) 36  (format numérique)

En stock, livraison en 48h


Présentation

L’idée d’opposer la médecine académique occidentale, regardée comme la vraie médecine, et la médecine dite traditionnelle, associée à des croyances primitives, voire superstitieuses, quand ce n’est pas de la pure charlatanerie, n’a jamais été pertinente pour les esprits clairvoyants. Elle n’a plus aucun sens pour l’Organisation mondiale de la Santé. Il suffit pour s’en convaincre de rappeler la déclaration d’Alma-Ata de 1978, dans laquelle l’organisation avait souligné la nécessité d’une action urgente de tous les gouvernements en vue de protéger et promouvoir la santé de tous les peuples du monde, notamment au moyen de l’incorporation des médecines traditionnelles dans les systèmes de santé primaire. Depuis cette date, l’utilisation des tradimédecines a beaucoup progressé. La déclaration de Beijing du 8 novembre 2008 est donc allée plus loin avec six recommandations qui poussent à leur intégration dans le système de santé global. Mais pour envisager un plus ample essor, il semble nécessaire de mettre en place un véritable droit des tradimédecines.

Cet ouvrage est un pas décisif dans ce sens. C’est le premier livre à consacrer l’existence d’une nouvelle discipline : le droit tradimédical. Il a été rendu possible par la collaboration de quinze docteurs et enseignants-chercheurs français, coréens, malais, vietnamien, brésilien, burkinabé et congolais, autour du professeur Antoine Leca (UMR 7268 Adés AMU-EFS-CNRS).

À propos de l'auteur

Antoine Leca

Antoine Leca

Antoine Leca est agrégé des facultés de droit, professeur à l’université Paul Cézanne d’Aix-Marseille et directeur du CDSA (EA n° 3242).

Sommaire Afficher

Préface
Antoine Leca

L’herboristerie en droit français
Didier Truchet

Le statut de l’acupuncture en France
Florent Dessi

Quel statut pour la médecine traditionnelle chinoise en droit français ?
Antoine Leca

La réglementation de la médecine traditionnelle chinoise en Océanie
Guylène Nicolas

Te ho’ira’a mai o te tahu’a : vers la reconnaissance d’un droit tradimédical en Polynésie française ?
Antoine Leca

Profils juridiques des médecines traditionnelles dans l’ordre juridique italien
Lorenzo Cuocolo

L’encadrement juridique de la Kampo Medicine (漢方医学 Kanpōigaku), ou méthode « Han » au Japon
Dominique Manga

L’encadrement juridique de la médecine traditionnelle du Vietnam
Le Thanh Tu

Le statut juridique de la médecine traditionnelle au Cambodge
Le Thanh Tu

Korean Traditional Medicine
Hyuna Bae, Jimin Lee, Byung Cheol Lee

Traditional medicine and law in Malaysia
Anisah Che Ngah, MeerahDeiwi Raja Gopal

Le droit de la médecine traditionnelle en Inde
Yamouna David, David Annoussamy (avec le concours de)

La médecine traditionnelle dans le système unique de santé au Brésil : protection juridique de la connaissance en plantes médicinales
Georges Sarmento

Le statut juridique de la médecine traditionnelle en Afrique noire francophone
Baimanai Angelain Poda

Le statut juridique de la médecine traditionnelle en République démocratique du Congo
Kakudji Yumba Pascal

La presse en parle

Interview du professeur Antoine Leca par La Dépêche de Tahiti :

“Dans un système évolué comme le nôtre, la médecine traditionnelle a sa place”

Qu’est-ce que les lecteurs vont pouvoir découvrir dans ce livre consacré au droit tradimédical ?
Des règles juridiques applicables à la médecine traditionnelle. Dans notre pays, la médecine traditionnelle est entourée d’un grand vide juridique. Il n’y a pas de lois, il n’y a pas de textes. En revanche, dans d’autres pays, comme la Chine, la médecine traditionnelle est réglementée aussi précisément que la médecine scientifique à l’occidentale.

Votre livre tend-il à montrer qu’il faudrait réglementer la médecine traditionnelle polynésienne ?
Il montre les différentes possibilités concevables pour intégrer la médecine traditionnelle dans nos systèmes de santé. Chaque pays qui a fait ce choix a suivi sa propre voie et la Polynésie française, qui a une médecine traditionnelle vivante, pourrait trouver la sienne, à condition de s’intéresser au problème et d’arrêter de l’ignorer, comme on le fait depuis des décennies.

Comment percevez-vous cette médecine traditionnelle en Polynésie française ?
Comme une richesse du pays, non exploitée. La médecine traditionnelle connaît une quantité de propriétés thérapeutiques attachées à toutes sortes de plantes et tout ceci mériterait d’être breveté. La médecine traditionnelle dissimule un savoir exploitable. De plus, elle n’est pas une alternative mais bien un complément à la médecine scientifique. Il y a pour les habitants de ce pays une ressource qui soit une option aux substances chimiques car on sait bien que telle plante a un effet analgésique qui permet d’accompagner utilement des traitements qui sont lourds, etc. Enfin, cette médecine existe. On peut acheter des raa’au Tahiti au marché. La seule chose, c’est que l’on ne sait pas d’où ça vient, ni ce qu’il y a dedans et malheureusement, parfois, il peut y avoir des accidents.

D’où, selon vous, cette importance de créer une réglementation ?
D’où l’importance de reconnaître pour réglementer. Ce n’est pas reconnaître la médecine traditionnelle pour la sacraliser, c’est la reconnaître pour la réglementer, parce que si on ne reconnaît pas, on peut ouvrir la voie à n’importe qui, n’importe quoi.

Pour ceux qui s’intéressent à la médecine traditionnelle, que va leur apporter votre livre ?
Ils vont découvrir qu’il n’est pas honteux de recourir à la médecine traditionnelle et que, dans un système évolué comme le nôtre, la médecine traditionnelle a sa place.

La Dépêche de Tahiti, mardi 24 novembre 2015


Collection : Intempora (ISSN 2270-2792)

Support : papier

ISBN : 978-2-84874-617-3

Format : 160x240 mm

304 pages




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