L'ordre sanitaire national-socialiste

L'ordre sanitaire national-socialiste
Rémanence, résiliences et récurrences au XXIe siècle. Manuel anti-nazi

Lumière sur la déontologie médicale moderne : au secours, le nazisme revient ?

Auteur(s) : Antoine Leca

Parution : janvier 2016

Prix : 24  (format papier)

En stock, livraison en 48h


Présentation

Depuis 1945, Hitler incarne le mal absolu en politique et le nazisme sent le souffre. Ou plutôt le zyclon B des chambres à gaz, utilisées d’abord pour les malades mentaux, puis, à plus grande échelle, sur les Juifs. Au point qu’on a oublié qu’avant-guerre, avant que ces fruits immondes n’arrivent à maturité, « la bonne semence » était apparue à de grands esprits comme une expérience intellectuel­lement intéressante. Et la diabolisation qui a été faite du nazisme, après-guerre, aussi compréhensible soit-elle au plan moral, en occulte certains aspects que notre modernité a spontanément retrouvés, depuis la lutte contre le cancer jusqu’à la protection des animaux. Mais ce qu’un néo-nazi cynique pourrait oser appeler « l’héritage positif » du régime hitlérien ne peut pas dissimuler une seule seconde l’abjection profonde du système.
Se pourrait-il que celui-ci soit de retour derrière ces récurrences ? La question peut être posée quand on voit l’horreur éthique qui vient. L’idée de recourir à la déontologie pour moraliser l’exercice d’une profession et de codifier cette déon­tologie pour lui donner une force juridique, c'est-à-dire une force contraignante, apparaissent de prime abord comme des innovations contemporaines très largement positives. Mais l’horizon se ternit brutalement lorsqu’on découvre que le premier code de déontologie médicale d’Europe a été promulgué en 1937 sous Hitler, que l’euthanasie a occupé une place centrale dans la politique sanitaire nazie, que l’idée de l’amélioration humaine de l’homme ne peut engendrer que l’esclavage ou l’exter­mination des sous-hommes, que la mise sous tutelle comptable du système de santé nous mène lentement mais sûrement à l’abjection, qu’une société qui traite les animaux avec autant de considération que des humains est aussi une société où les hu­mains peuvent être traités aussi misérablement que des animaux.
Le nazisme ne serait-il pas de retour sous de nouveaux oripeaux ? C’est la question que soulève ce livre, qui s’efforce d’y apporter une lumière crue, ainsi qu’un vœu : « il faut vomir le nazisme chaque jour, de peur d’être étouffé par ses mirages ».

À propos de l'auteur

Antoine Leca

Antoine Leca

Antoine Leca est agrégé des facultés de droit, professeur à l’université Paul Cézanne d’Aix-Marseille et directeur du CDSA (EA n° 3242).

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Avant-propos « comique »

Leçon 1
De quoi la codification étatique de la déontologie médicale est le nom : l’avènement d’une nouvelle téléologie prioritairement au service de la collectivité (Gesundheitsführung)

Leçon 2
De quoi l’euthaNAZIe est le nom : le droit de l’état d’autoriser à mettre fin aux vies indignes d’être vécues (Lebensunwerten Lebens)

Leçon 3
De quoi l’idée d’améliorer la race est le nom : l’esclavage (Versklavung), l’extermination (Vernichtung)

Leçon 4
De quoi l’avènement de la médecine de masse est le nom : un art médical qui n’est plus au service du malade

Leçon 5
De quoi la maîtrise médicalisée des soins est le nom ou l’économie perverse

Leçon 6
De quoi la désacralisation de l’humain est le nom ou l’avènement d’une politique de santé de type vétérinaire

Leçon 7
De quoi les médecines naturelles sont le nom : une vision chimérique de la nature opposée au progrès scientifique

Conclusion
La bête immonde est de retour

La presse en parle

"L’ordre sanitaire national-socialiste d’Antoine LECA est un livre qui sort de l’ordinaire ! Proposé comme un manuel anti-nazi, il aborde la question sanitaire et sociale d’un point de vue historique en faisant des allers-retours entre la période de la Seconde Guerre Mondiale et notre époque, emprunte d’idéologie libérale qui est, selon lui, prête à enfanter…

L’auteur parvient à démontrer l’importante avancée sociale de l’Allemagne au début du nazisme (le premier code de déontologie médicale en Europe est promulgué par les nazis en 1937), puis sa dégradation en fonction des choix pris par Hitler, notamment en termes d’eugénisme. Rapidement, la profession médicale se rallie au nouveau régime : 66% des médecins autorisés à exercer en 1933 avaient déjà adhéré au parti nazi. En 1939, ils avaient été contraints de rejoindre la Chambre des médecins du Reich !

Une ordonnance parue en 1937 décrétait déjà que les médecins devaient agir pour « le maintien et l’élévation… le produit de transmission ete le progrès du peuple allemand ». Rapidement, les médecins ont du signaler certaines affections notamment les maladies vénériennes et la tuberculose : la médecine était devenue « au service, non de l’individu, mais de la collectivité ».

Facile d’accès, extrêmement bien documenté, le livre comporte pas moins de 450 notes pour un total de près de 200 pages. Une lecture à ne pas négliger si l’on veut mieux connaître les débuts du médico-social et du sanitaire en Allemagne et réfléchir aux évolutions que peuvent prendre de simples idées…"

Directeur-social.com, http://www.directeur-social.com/lordre-sanitaire-national-socialiste-2/


Collection : Libre propos (ISSN 1639-1675)

Support : papier

ISBN : 978-2-84874-632-6

Format : 135x190 mm

192 pages




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