Jean-Marie Clément

Jean-Marie Clément

À propos de l'auteur

Jean-Marie Clément, ancien directeur d’hôpital et ancien membre de l’Inspection générale des affaires sanitaires et sociales, est professeur de droit hospitalier et médical à l’université Paris 8. Spécialiste reconnu du droit hospitalier, auteur de nombreux ouvrages, il est directeur de la rédaction de La Gazette de l’Hôpital, des Fiches de la jurisprudence hospitalière, des Fiches de droit hospitalier et codirecteur de la Revue générale de droit médical .

Il dirige également le Service juridique de LEH Édition.

Entretien avec Jean-Marie Clément

Votre dernier ouvrage Notions essentielles d’économie de la santé sort des sentiers battus de la production habituelle des économistes de la santé…


En effet, ce livre est la conséquence des cours que l’on m’a confiés dans les instituts de formation des métiers de la santé, il est destiné à un large public de professionnels de la santé, étudiants en médecine et médecins compris. Il est le fruit de cinquante ans de pratique et d’études.


C’est un livre de vulgarisation d’une matière aride pour des non spécialistes ?


C’est ainsi que je l’ai conçu, mais j’attire votre attention que vulgarisation ne veut pas dire abartardisation, c’est une réflexion sur des chiffres qui sont fournis, sur une politique qui est exposée, sur les difficultés actuelles et futures qui mettent en péril le mode de protection sociale à « guichet ouvert » sans limite que l’on nous invoque ces trente dernières années.


Seriez-vous à contre-courant ?


Là n’est pas la question, un auteur, s’il veut apporter une valeur ajoutée à ses lecteurs, doit faire abstraction de ses aprioris politiques et philosophiques pour ne s’en tenir qu’aux faits et à leur analyse en exposant la pluralité des hypothèses…


Excusez-moi, mais vous prenez donc parti…


Comment faire autrement ? Vous avez cependant observé que les deux tiers du livre sont consacrés à la définition des concepts, à l’exposé des statistiques et à l’analyse des mécanismes de l’économie de la santé, ce n’est que la quatrième partie qui expose les deux grandes hypothèses, santé étatisée ou santé libéralisée.


Certes, mais où voulez-vous en venir ?


Lisez l’ouvrage, serais-je tenté de vous répondre, car si je rejette avec arguments à l’appui la santé étatisée, je ne souscris pas à la santé libéralisée pour conclure que l’économie de la santé ne peut être étudiée comme l’économie industrielle : ce n’est pas parce que l’on concentre les équipements médicaux et les malades dans des cités hospitalières au détriment du maillage peu coûteux (5 % du coût de l’ensemble des dépenses hospitalières) des petits hôpitaux que l’on va diminuer les coûts des soins et améliorer la sécurité des patients.


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